Ma vie de château

J’ai toujours rêvé de posséder un château.

Je ne sais pas si c’est mon côté prince charmant de bazar mais je me vois assez bien faire le tour de mon domaine tel un Roi Soleil bedonnant, la truffe au vent paradant dans les allées boisées de mes jardins géométriques.

Versailles avait déjà trouvé grâce à mes yeux mais depuis que j’ai appris il y a peu, qu’en un temps révolu les gentilshommes et demoiselles au sang bleu qui y vivaient ne se gênaient pas pour fréquemment déféquer derrière les rideaux ou dans les coins, je dois dire que mes ardeurs de posséder le domaine de Feu le vieux Louis, ont peu à peu perdues de leur intensité.

Je saurais me contenter d’un havre de paix plus modeste.

Petit château n’ayant connu que les orgies et les fêtes éternelles par exemple.

Petit lupanar fait de pierre et de bois, sous les charpentes duquel se seraient abrité les amours interdits et les passions impossibles. Il serait visité par quelques gentils fantômes bienveillants qui viendraient me border la nuit. En évitant bien sûr de pousser leur “ouhouh” effrayant qui viendrait saboter mon sommeil déjà bien léger. Esprit frappeur ok mais pas trop fort s’il vous plait!

La vie de château pour moi c’est comme habiter celui de la Belle au bois dormant de Disneyland Paris mais avec les hordes de touristes barbapapa en mains, en moins.

Après avoir goûter dès mon adolescence à la magie de celui d’Anaheim en Californie ou celui d’Orlando en Floride il semblerait que quelques particules d’un chatelain mort se soit infiltré sous ma peau puis dans mon sang, bien que pas assez bleu à mon goût et tellement trop pivoine.

La vie de château comme Marcel Pagnol nous l’a si joliment décrite c’est un peu de cette vieille France qui pleure de ne pouvoir désormais respirer uniquement sous perfusion asiatique ou anglaise pour ne pas tomber en ruine, et dont j’ai tant à coeur de colmater les fissures…





La parenthèse sauvage se dévoile

Comme vous devez le savoir depuis quelques jours, mon projet spécial “La parenthèse sauvage” (bande imaginaire du film) comprenant ce blog, une tournée et un album de 15 nouvelles chansons, est désormais disponible…

Sur ITUNES d’abord…

Puis trés bientôt Spotify, Deezer, VirginMEga, Fnac.com, AmazonMP3…

bref partout sur Internet.

pas sur disque.

Une manière comme une autre de laisser sauvage cette parenthèse qui cache en son sein 15 chansons comme 15 plans d’un film qui n’existera jamais…

J’espère qu’elle vous plaira.

Elle est libre.

Je vous embrasse

Sorel

………………

La parenthèse sauvage

(bande imaginaire du film )

 

Paroles, musiques, direction artistique et arrangements : Sorel

 

1. La cangue

2. Combien tu m’aimes ?

3. Le dindon de la fesse

4. T’en pinces

5. Beautiful

6. J’aime toutes les girls !

7. Un beau jour

8. En minuscule

0. Mes nuits sont blanches quand tu t’y penches

10. Toi c’est pas pareil !

11. Trahis-moi si tu peux !

12. Avec tes cheveux que comptes tu faire ?

13. Ses sourires ont cent ans d’âge

14. C’est clair ! ( feat : Aurélie Lagoutte )

15. Introverti

 

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La cangue

Basse, guitares, piano, piano rhodes, programmations : Sorel

Chœurs : Abdel et Louis-Cyril

 

Combien tu m’aimes ?

Basse, guitares, piano rhodes, programmations , chœurs : Sorel

 

Le dindon de la fesse

Basse, guitares électriques et acoustiques, piano rhodes, programmations : Sorel

Chœurs : Noémie Alazar

 

T’en pinces

Basse, guitares, piano, piano rhodes, programmations : Sorel

Choeurs: Aurélie Lagoutte

 

 

Beautiful

Basse, guitares, piano, piano rhodes, programmations , beatbox : Sorel

 

J’aime toutes les girls

Basse, guitares électriques et acoustiques, programmations : Sorel

Chœurs : Noémie Alazar

 

 

Un beau jour

Basse, guitares, orgues, programmations : Sorel

Piano : Jonathan Goyvaertz

 

En minuscule

Basse, guitares, piano, piano rhodes, Theremin, programmations : Sorel

Lead Chœurs : Kevon

Mes nuits sont blanches quand tu t’y penches

Basse, guitares, piano, orgues,  chœurs, programmations : Sorel

Chœurs : Noémie Alazar

 

Toi c’est pas pareil

Basse, guitares électriques et acoustiques, programmations : Sorel

Chœurs : Aurélie LAgoutte

Cordes : Marc Angers

Arrangements cordes : Sorel et Wladimir Pariente

 

Trahis moi si tu peux

Basse, guitares électriques, piano, programmations : Sorel

Chœurs : Abdel et Louis-Cyril

 

Avec tes cheveux que comptes-tu faire ?

Basse, guitares électriques et acoustiques, chœurs, programmations : Sorel

 

Ses sourires ont cent ans d’âge

Basse, guitare nylon, orgues, programmations : Sorel

Violons: Marc Angers

 

C’est clair !

Basse, guitares, piano rhodes, programmations : Sorel

Lead Voix et chœurs : Aurélie Lagoutte

 

 

Introverti

Basse, piano, programmations : Sorel







Comment j’ai retrouvé mon innocence…

J’avais 13 ans lorsque j’ai égaré mon innocence pour la première fois lors d’un cache-cache improvisé aux accents de jeux interdits. Passablement bref d’ailleurs. 

Les mois suivants je l’ai perdu un peu plus encore par petits quarts d’heure chroniques volés à la vigilance de ma mère. Et ce à intervalles réguliers, avec une jeune voisine qui venait d’emménager là juste dans la maison en face de la mienne.

Puis j’ai découvert l’amour. Je croyais revoir son doux visage de porcelaine mais mon innocence me boudait encore.

Avais je poussé trop vite?

Etais je déjà devenu un adulte raisonnable?

Puis j’ai cru en la politique. Pas longtemps…Tant que pouvoir et argent entremêlerons leur doigts maigres de détrousseurs, je ne prêterais que peu de confiance dans les discours de nos chers représentants, bave aux lèvres, cheveux plaqués en arrière, .

Ce n’est définitivement pas là que je risquais de la revoir ma chère et tendre innocence.

Puis vint la musique. Enfin ! Par moment ses accords et la partition me la font entrevoir. L’enfant tapis en moi revendique son droit à la nostalgie. Guitare sur le dos, piano à portée de main, mon innocence joue au chat et à la souris avec moi. Mais à ce jeu là elle et moi avons tout à gagner…

Ainsi moi qui pensait l’avoir perdu à jamais, j’ai retrouver mon innocence chérie dans  les accords mineurs de ma mandoline et les appoggiatures de mes compositeurs préférés.

Et je compte bien un jour être enterré avec elle, bien calée entres les vers qui se goinfreront de ma panse de poète chansonnier, petits lombrics lubriques, et un vieux disque de Sinatra.

"I’ve got you under my skin" ….





Les lois de l’attraction

" Le destin n’est pas une question de chance. C’est une question de choix." m’a dit une animatrice de RTL2 lors de mon dernier concert dans le sud…

Cette phrase depuis me hante. Es ce que nous ne sommes pas finalement les seuls maitres de nos vies? Es ce que le fait de décider d’être heureux ne suffit pas à mettre nos coeurs en joies?

Un peu d’optimisme et de métaphysique ne fais pas de mal que diable!

Je veux croire que tout cela est vrai ! Les bienfaits de la pensée positive ne sont plus à démontrer. Plus on repousse les idées négatives pour laisser place aux pensées positives et plus on attire à soi les bonnes personnes et les bonnes choses.

Il parait que cela s’appelle les lois de l’attraction… j’aime l’expression.

Bien sur ce n’est pas aussi simple qu’un claquement de doigt ou de passer une commande au Mc Do. Il faut le vouloir vraiment, le sentir.

Mais quoiqu’il en soit votre vie est ce que vous en faites! C’est votre histoire.

Par exemple si quelqu’un possède quelque chose que vous désirez, soyez aussi heureux que si vous l’aviez vous même. Si vous éprouvez de l’amour pour cette chose…vous l’attirerez à vous.

Sur ces belles paroles aux parfums de pensée nouvelle, je vous embrasse bien fort.

S





Et si j’étais chanteur…

 Voilà un peu plus d’un an que mon deuxième album “S” est sorti.

Que le temps passe vite. Pour être plus précis le 17 janvier 2011.

Depuis je me suis lancé, comme certains le savent pour m’avoir suivi , dans une tournée que j’ai appelé “Le Paris de Sorel" et qui m’a conduit à jouer dans de magnifiques endroits de la capitale. Piano sous les doigts et beatboxer à mes côtés je me suis senti de faux airs de crooner aux accents gainsbouriens. Trés humblement bien sur. On ne se compare pas au Dieu Serge. C’est vain!

Plus questions de chanter, le but était d’abord de servir des textes un peu cru que j’avais écris certains soirs de dérapages controlés. Textes évoquant à demie mot ma deuxième passion dans la vie après la musique : la femme.

Avec des chansons comme ” J’aime toutes les girls”, ” Mes nuits sont blanches quand tu t’y penches” ou ” Le dindon de la fesse” ( où j’évoquais mon plaisir à regarder passer les filles dans la rue en rendant grace par le mot à leur attribut le plus vertigineux, j’ai nommé : leurs fesses.

Je me cite :

"J’en vois des rondes, des rebondies

j’en vois qui ont comme des replis.

En forme d’amphores, de chateaux-forts.

j’en vois comme montées sur ressort” )

Parallèlement à cette série de concert, j’ai crée ce blog ” La parenthèse sauvage" pour jeter comme ça des idées, des envies à vos yeux partisans. Un lien direct avec vous, du coeur au coeur si je puis dire. Un miracle des temps modernes que cet internet.

On y retrouve des vieux potes, on y trouve l’amour d’une vie, d’un soir.. et on y deverse son essence verbal pour foutre le feu à une toile que l’on aimerait de plus en plus large.

Catharsis en action…

Durant ces quelques mois qui nous séparent de la sortie de mon prècédent album j’ai aussi terminé au bout de deux ans mon premier roman “BLACK VELVET”. Comme un point d’orgue à cette parenthèse “Arty”. Mais j’avais un peu mis mon costume de chanteur au placard. Un peu seulement…

Le costume me manquait… son velours est doux. Son revers singulier et ses poches assez large pour recueuillir tout votre amour et vos applaudissements.

Et bien depuis 3 mois je viens de le revêtir à nouveau en travaillant nuit et jour  en studio à la composition des chansons de mon troisième album.

Aucune de celle que vous avez pu entendre n’en fera partie. Je les cache précieusement.

La seule chose que je peux vous assurer c’est que ce troisième disque sera mon plus ambitieux, mon plus réussi et probablement mon préféré.

Celui d’une vie peut être

Celui d’une année surement…

Je vous embrasse





Avez-vous été sage cette année?

Un nouveau chapitre dans le grand livre de l’humanité va bientôt se refermer… Les JT nous diffusent déjà en boucle leur retrospective à sensations des grands évènements de l’année qui vient de s’écouler, les chanteurs américains de variété jazz nous proposent leur disque de chansons de Noël: “Big Up for Santa Claus” nous chantes Michael Bublé.

Il ne neige pas encore mais on entend au loin les clochettes accrochées au traineau du père-noël, qui comme chaque année arrivera pile poil à l’heure pour nous apporter ses cadeaux High-Tech, ses bons FNAC et ses pochettes cadeaux de chez H&M.

Toutes ces choses fondamentales qui nous rendent tellement heureux.

Jingle Bells, Jingle Bells !!!

Etes-vous bien sur d’avoir été sage cette année? C’est le moment de vous poser franchement la question.

Sinon Nada, que dalle !!! Pas même un Kinder sous le sapin!

Avez-vous bien fais tout vos devoirs de citoyen? Triés vos poubelles? Economisez l’énergie?

Avez-vous bien traité votre chat en évitant de le foutre à la machine à laver pour le filmer en mode essorage afin de balancer la vidéo sur Youtube et de cumuler les views?

Avez-vous pris le temps de vous faire pardonner auprès de votre concierge, de votre voisin, votre patron pour toutes les saloperies que vous avez pu penser de lui.

Il ne neige pas encore mais l’esprit de Noël flotte déjà dans l’air et dans la communauté des dindes on sent grandir une certaine panique.

Je ne suis pas cynique. J’aime Noël!

J’ai toujours aimé cette période de l’année.

Les décorations dans les vitrines des grands magasins, l’odeur de sapin dans mon salon, ma grosse chaussette rouge accrochée au mur…

Je me rappelle le petit enfant que j’étais et qui n’est pas prêt de mourir.

Cette année 2011 je la terminerais donc comme je l’ai commencé. Pleins d’espoir!

Pour moi, pour ceux que j’aime. Pour vous.

Nous sommes chacun aux commandes de nos destins.

Nous en tenons fermement..les rênes…

oh oh oh!

Joyeux Noël à tous !





Moi aussi j’aurais aimé être noir…

Arrrrmstrong je ne suis pas noir, je suis blanc de peau…" nous chantait Nougaro, la voix ronflant comme un moteur diesel prêt à caler.

Mort dans l’âme, lui aussi il aurait aimé être noir.

Et pourquoi cela me direz vous?

Parce que le noir c’est la couleur des rebelles sans cause.

Parce qu’aujourd’hui être black c’est s’autoriser à parler de son histoire sans en avoir honte. Les blancs ont toujours eu honte de la leur, honte de la regarder bien en face, droit dans les anales.

Parce que les vestes de cachemire me vont bien mieux au teint lorsqu’elles sont noires.

Parce ce que Dieu est noir !

Si si Dieu est noir! Ce sens de l’humour ravageur , cette générosité familière et aveugle, ce sens de la dérision…

(Même les anglais ont piqué leur flegme aux noirs.)

J ‘aurais aimé être noir… ou devrais je plutôt dire, j’aurais aimé REDEVENIR noir, car après tout l’Afrique n’est elle pas le berceau de l’humanité? Le continent d’où le premier homme s’est dressé sur ses deux jambes à la pilosité regressante pour mieux migrer un peu partout dans le monde.

Le temps et l’évolution dans leur grande mansuétude, nous ont peu à peu retiré ce joli manteau ébène dont nous étions recouvert pour nous tartiner de cette pâle chantilly que nous nous évertuons à vouloir aujourd’hui ôter pour pouvoir noircir à nouveau.

La génétique n’est elle pas taquine parfois?

J’aurais aimé être noir mais je ne le serais jamais.

J’aime le jazz, je regarde les documentaires sur les animaux au Kénya, j’essaye de passer en dessous de la barre des 30 secondes au 100 mètres…mais rien n’y fais.

Je ne suis même l’ersatz d’un “Galak” comprenez “chocolat blanc”.

Je suis un blanc bec à qui les couleurs vives tels que le vert jaune rouge n’iront jamais.

Foutus gênes sans gènes !





AAAhhh

… ça y es c’est fait !

Je ne m’y attendais vraiment pas.

Je pensais être encore un peu trop jeune pour ça.

Je me disais qu’il fallait peut être encore attendre un peu.

Innocemment, je doutais du fait que cela puisse vraiment être mon tour un jour.

Pourtant j’aurais du m’en douter.

On m’en parlais de plus en plus souvent.

Même ma copine Grèce venait de passer par là. Elle m’a même dit que ça lui avait fait mal.

On dit que c’est bientôt le tour de Belgique.

Alors pourquoi pas moi?

J’en ai bien toutes les caractèristiques. Je suis imprudent, léger, parfois même un peu trop insouciant.

Il fallait bien que cela m’arrive.

Et bien voilà, c’est chose faite !

Hier j’ai perdu … mon triple A !

Standards&Poors et Moody’s me l’ont repris….

A force de faire chauffer..ma carte bleue.

Qu’on me fasse des avances…que je ne rembourse pas.

Voilà que ma cote…n’as plus la cote.

J’ai perdu mon triple A et déjà on ne veut plus de moi.





Mathilde et la nuit unique

 Mathilde avait la peau tanée comme une veste de cuir sur l’ étal d’un souk. Une peau délicatement léchée par le soleil depuis plus de 20 ans. Ses origines andalouses n’y étaient pas étrangères. Elles lui avaient léguées ce tempérament impétueux et cette volonté farouche d’être différente, unique.

Le jour où l’on s’ est rencontré c’était Rue de Malte. A deux patés de maisons du triangle sacré du vice. Là où il se fait roi : PLace Clichy.

Elle slalomait entres les clodos, les immigrés clandestins dégueulant sur Schengen toutes l’acidité de leur désespoir. Entres les jeunes banlieusards en soif d’amour à 4, heureux de forniquer en dehors du cadre habituel d’une cave, et les touristes hagards prenant en photo le moindre néons décadents projetant ses mots idiots mais So CHic à la face de la nuit :

"Le Homard", "Paris Fantaisie", "Le Carroussel"…

Elle flottait sur cette rivière sale comme un pygmée sur sa pirogue.

"Moi sur mon fidèle destrier, comprenez mon scooter, je filais à vive allure lorsqu’ un nid de poule aidant, je me retrouvait sans l’ombre d’une seconde pour le comprendre, projeté sur le trottoir, effleurant au passage le pare choc d’un SUV 4x4 et dans le même temps, la mort. Le scooter d’un côté et moi de l’autre l’affaire était plutôt mal engagée. On en perd un peu de sa superbe à se retrouver face contre terre, maculé de pisse et de terre.

C’est avec sa voix que j’ai d’abord fait connaissance. Sa voix dans le froc. Cassée en milles morceaux mais encore tiède, ronde. Comme une couverture bienveillante sur un petit tas de pierre.

"ça va?? Monsieur?? ca va???

-euhh oui je crois.

Argghhh ! C’est rien ! J’ai juste trés mal au cul! Je suis tombé dessus en embrassant le bitume !

-ah?… MAis ça va aller ??

Je voyais poindre à la commissure de ses lèvres l’amorce d’un fou rire alors j’enchainais.

- Lui et moi, je veux dire mon cul et moi, on en a vu d’autres. Il fera la gueule un moment mais il s’en remettra bien vite et tous les deux on se tapera la bourre dans quelques temps. Ne vous inquiétez pas.

- Ah ah ! “

Ses dents comme les petites touches d’un Steinway, laissaient exploser leur blancheur dans la nuit d’encre de ce jour d’été. J’en étais simplement éblouis.

Je pensais : ” Beauté tu ne me connais pas mais je t’aime déjà ! Tu ne le sais pas encore mais tu vas me briser le coeur et disperser les morceaux chaques jours qui suivront.”

Uns par uns.

J’avoue avoir aussi pensé ” j’ai une folle envie de baiser avec toi !”

Pas encore bien remis, je lui demandais de m’aider à soulever et mettre à l’abri mon véhicule agonisant. J’en profitais pour jouer la corde sensible. Mon cul pour partenaire.

Elle s’apitoie sur mon sort. Se laisse d’abord attendrir puis séduire.

Ses machoires carrées lui confère une sensualité du diable qui me donne envie à ce moment précis d’embrasser et de mordre chaque foutu centimètre carré de son visage.

Elle s’appelle Mathilde

Elle me tient dans sa main.

On décide de prolonger ce moment à l’abri d’ une terrasse de café. Autour de deux bières la nuit prend des couleurs d’amours adolescents et les étoiles de boules à facettes…quart d’heure américain.

je prend sa main. elle ne la retire pas.

je prend sa bouche. idem

je sens le totem hideux de mon désir se dresser pour célébrer les feux de cette Saint Jean. Je caresses ses seins par-dessous les mailles et le lin de son T-Shirt Sandro à 120 euros.

Elle glisse sa main sur ma cuisse, puis la remonte. Mes yeux bien à l’abri sous mes paupières n’en brillent que plus intensément.

Sa langue, petit animal rose, cherche en vain à sortir de sa bouche pour entrer dans la mienne. PLus rien n’existe. Ni mon mal au cul, ni l’odeur de la ville, ni le white light white heat de Paris la nuit, ni les passants , ni les autres occupants de la terrasse, plus défoncés encore que nous.

Plus rien, juste sa main, entres mes deux cuisses, sa peau de pur sang et mon amour.

Cette nuit là et les événements qui suivirent resteront longtemps dans ma mémoire.

Mathilde fille de la nuit, enfant des temps modernes, croquera avec moi la pomme de la tentation une seule fois. Un seul soir. Et s’en ira.

C’est  comme ça !

Mathilde m’aura avalé, digéré puis s’en sera allé !

Et moi le coeur brisé , la semaine suivante avec une autre je l’aurais oublié.

(Ceci est une fiction. Une dérive de mon cerveau en ébullition si vous préférez)





27 impair et passe….

 27 ans.

L’entre-deux âge, la passerelle chancelante entre l’adulescence agonisante et l’ adultence ( oui oui ce mot n’existe pas mais il me plait d’inventer de nouveau mot un peu barbare quand j’écris ) l’âge maudit, le schisme profond dans les psychés un peu trop fragile.

27 ans

La fin des aventures d’un soir qui ne se compliquent pas, la fin de la bonne éducation qu’on vomit sur un trottoir avec un ou deux potes, la fin des actions sans réactions.

A 27 ans le boomerang quand on le lance on se le reprend dans la gueule.

Pourtant je me les rappelles comme si ils m’avaient quitté hier mes 27 ans.

On se tirait souvent la bourre mais qu’est ce qu’on a pu se marrer !

Et puis, pffff un matin Finito ! Ils s’en sont aller flirter du côté d’un autre qui venait de se séparer avec douleur de ses 26 printemps.

27 ans depuis longtemps on en meurt !!

Jim

Jimi

Janis

Brian

Aujourd’hui Amy…

C’est traditionnel chez les artistes.

Un autre dont on taira le nom avait remis, lui,  au gout du jour, il y a quelques siècles la mort à 33 ans. Mais ça n’a pas tenu !

Croix de bois , croix de fer si je mens je vais en enfer !

27 ans ça reste la référence, le sacro saint point d’orgue d’une vie intense qui vous file entre les doigts.

Peace